Golfes d'Ombre

Illustration du poème

Le chant de la Mer et du Vent

Une brise élégante en frêle ballerine
Caresse le varech sur les sables ourlés
La lune étrange et rousse avec les flots badine
La Mer s'éveille enfin sous des cieux constellés

Une Vague audacieuse ondoyante et féline
Sculpte le Vent disert de ses doigts fuselés
Le doux Eole apprend sa langueur opaline
En rafale il s'unit à ses plis dentelés

Entendez-vous ce chant est-ce chant de sirène
Mais le rythme s'accroît la tornade s'enchaîne
Le souffle se fait court le roulis s'est cambré

Le Vent s'engouffre au creux de la Vague amoureuse
Par ses charmes vaincu sur son cœur enfiévré
Laisse mourir sa larme au gré d'une berceuse

Mercredi 07 avril 2004

© Cecile Verhaever

Musique : Rienzi, Ouverture - Richard WAGNER (1813-1883)

— Cecile Verhaever

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